Op-Ed by Leonard Preyra: Setting Fair and Effective Boundaries
Monday, January 9th, 2012Leonard is the Acting Chair of the Select Committee on Establishing an Electoral Boundaries Commission. Read his article.
At the heart of the theory of representative democracy is the *one member, one vote* principle. It requires that, as a general rule, we should seek to ensure that every vote counts equally.
In order to meet this democratic test, the province, by law, must every 10 years conduct a review of its latest census and demographic data and adjust its electoral boundaries to account for actual and projected population shifts over the decade. In keeping with this legal requirement and past practice, with the unanimous support of the Legislature, an all-party Select Committee was formed. Its responsibility was to appoint eight members to serve on an independent Electoral Boundaries Commission. The Select Committee also set the terms of reference for the Commission.
On Dec. 30, the Select Committee submitted its report. The main directive in that report seeks to protect the constitutional right of Nova Scotians to fair and effective representation. It requires the Commission to first and foremost strive to secure relative parity of voting power by designing constituencies of equal electoral population.
That same day the Select Committee approved the terms of reference for the Commission, which specifically require members to consider the interests of the Acadian and African Nova Scotian communities when it prepares the new boundaries.
In the 10 years since the province’s electoral boundaries were last reviewed, population shifts have led to a gross over-representation for some and under-representation for others. For example, a vote in Argyle carries three times the weight of a vote in Halifax Clayton Park; a vote in Bedford- Birch Cove is worth half a vote in Victoria-The Lakes.
In fact, 15 of the 52 constituencies were at least 25 per cent bigger or smaller than the provincial average. Another 10 constituencies were between 15 and 25 per cent off the average. In other words, nearly half the constituencies do not come even close to meeting the “one member, one vote” test.
This is a serious problem and will only get worse if left unchecked. While parity is of paramount importance, the Select Committee, in recognition of the fact that Nova Scotia is a community of communities, also directs the Commission to take into account the unique history and geographic settlement of rural communities and linguistic and cultural communities of interest in fixing electoral boundaries.
To afford these communities more effective representation and give the Commission some flexibility, the Select Committee allows the Commission to deviate from parity within a 25 per cent range. In other words, a maximum difference of 50 per cent between the largest and smallest constituency is still permitted to accommodate rural communities and other communities of interest.
This variance is the largest used anywhere in the country. Across Canada, the only districts that fall outside the established variance are those that have very large geographical areas with sparse populations, such as the northern parts of the Prairies, Ontario and Quebec. No other province has these so-called *protected* seats.
The last boundaries commission recommended that these protected seats be revisited to see if they were still serving their original purpose. The terms of reference for the Commission do not require the creation or elimination of particular constituencies, but do require that the population of all constituencies must fall within the plus or minus 25 per cent variance to ensure fairness in the right to vote. The Commission can gerrymander boundaries to more effectively represent or accommodate rural, linguistic and cultural communities or to promote the nomination or election of minority candidates.
The terms of reference for the Commission also say that the number of seats in the Legislature may not be increased beyond 52. The Commission may well decide that number should be reduced and set the boundaries accordingly.
In short, the Commission has clear direction: *One member, one vote* is the rule but exceptions can be made, within a 25 per cent range to provide more effective representation for rural communities and other cultural communities of interest. While the opposition does not agree with the government on this score, we unanimously agreed on the composition of the Commission. It is broadly representative, and individuals who have agreed to serve are highly respected within their communities.
The Commission must now consult widely with Nova Scotians and release an interim report by May 31. After that, there will be additional public meetings seeking feedback on the interim report. A final report will be submitted by Aug. 31 and must be tabled in the House of Assembly. Within 10 sitting days of being tabled, the government will introduce legislation to implement the recommendations contained in the final report.
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Établir des limites justes et efficaces
REMARQUE : Voici un article pour la page contre-éditoriale par Leonard Preyra, président suppléant du comité spécial
Le principe * un membre, un vote * est au cœur de la théorie de la démocratie représentative. Ce principe veut, en règle générale, que chaque vote ait le même poids.
Afin de se conformer à cette exigence démocratique, le gouvernement provincial est tenu par la loi d’effectuer tous les 10 ans un examen des données démographiques et du plus récent recensement et d’ajuster ses limites électorales en fonction des mouvements actuels et prévus de la population au cours de la prochaine décennie. Conformément à cette exigence législative et aux pratiques précédentes, et avec le soutien unanime de l’Assemblée législative, un comité spécial a été créé, formé de membres de tous les partis. Ce comité était chargé
de nommer huit membres à une Commission indépendante de délimitation des circonscriptions électorales et d’établir le mandat de cette Commission.
Le 30 décembre, le comité spécial a déposé son rapport. La principale ligne directrice du rapport vise à protéger le droit constitutionnel des Néo-Écossais à une représentation juste et efficace. Elle exige avant tout que la Commission cherche à atteindre une parité relative du pouvoir électoral en établissant des circonscriptions électorales ayant des populations équivalentes. Le même jour, le comité spécial a aussi approuvé le mandat de la Commission, qui exige spécifiquement que les membres tiennent compte des intérêts des communautés acadiennes et afro-néo-écossaises lorsqu’ils déterminent les nouvelles limites.
Au cours des 10 années qui se sont écoulées depuis le dernier examen des limites des circonscriptions électorales de la province, les mouvements de population ont entraîné une énorme sur-représentation dans certaines circonscriptions et une sous-représentation dans d’autres. Par exemple, un vote dans la circonscription d’Argyle vaut trois fois un vote dans la circonscription d’Halifax Clayton Park, et un vote à Bedford-Birch Cove vaut la moitié d’un vote à Victoria-The Lakes. En fait, la taille de la population dans 15 des 52 circonscriptions est soit de 25 p. 100 supérieure, soit de 25 p. 100 inférieure à la moyenne provinciale. La taille de la population dans dix autres circonscriptions se situe entre 15 et 25 p. 100 de la moyenne.
Autrement dit, près de la moitié des circonscriptions ne respectent pas du tout le principe * un membre, un vote *. Il s’agit d’un problème grave qui ne fera que s’aggraver si rien n’est fait. Bien que la parité soit d’une importance primordiale, le comité spécial, reconnaissant que la Nouvelle-Écosse est une communauté formée de communautés, demande à la Commission de tenir compte de l’histoire unique et de l’établissement géographique des communautés rurales et des communautés linguistiques et culturelles d’intérêts lors de l’établissement des limites des circonscriptions électorales. Afin d’offrir à ces communautés une représentation plus efficace et d’accorder une certaine souplesse à la Commission, le comité spécial permet à la Commission un écart maximal de 25 p. 100 de la parité. En d’autres termes, une différence maximale de 50 p. 100 entre la plus grande et la plus petite circonscription est toujours permise pour tenir compte des communautés rurales et des autres communautés d’intérêts. Cet écart est le plus important dans toutes les circonscriptions du pays. À l’échelle du Canada, les seules circonscriptions qui ne respectent pas l’écart établi sont celles qui s’étendent sur des régions géographiques très vastes et qui ont une population peu dense, par exemple dans les régions nord des Prairies, de l’Ontario et du Québec. Aucune autre province n’a ce qu’on appelle communément des sièges *protégés *.
La Commission précédente chargée d’examiner les limites des circonscriptions avait recommandé que ces sièges protégés soient réévalués pour vérifier s’ils répondaient toujours à leurs objectifs initiaux. Le mandat de la Commission n’exige pas la création ou l’élimination de circonscriptions particulières, mais il exige que la taille de la population de toutes les circonscriptions respecte l’écart de plus ou moins 25 p. 100 afin d’assurer l’équité du droit de vote. La Commission peut remanier arbitrairement les circonscriptions pour mieux représenter ou tenir compte des communautés rurales, linguistiques et culturelles ou pour promouvoir la nomination ou l’élection de candidats minoritaires. Le mandat de la Commission stipule également que le nombre de sièges à l’Assemblée législative ne doit pas dépasser 52. La Commission peut toutefois décider de réduire ce nombre et d’établir les limites en conséquence.
Bref, les directives données à la Commission sont claires : * Un membre, un vote * est le principe à respecter, mais des exceptions peuvent être faites en respectant l’écart de 25 p. 100 afin d’assurer une représentation plus efficace pour les communautés rurales et les autres communautés culturelles d’intérêts. Bien que l’Opposition ne soit pas d’accord avec le gouvernement à cet égard, nous sommes tous d’accord sur la composition de la Commission. Elle représente bien la population de la province et les personnes qui ont accepté d’être membres de la Commission sont très respectées dans leurs communautés.
La Commission doit maintenant consulter les Néo-Écossais et publier un rapport intérimaire au plus tard le 31 mai. Ensuite, d’autres rencontres publiques auront lieu pour obtenir les commentaires des gens sur le rapport provisoire. Un rapport final doit être soumis au plus tard le 31 août et déposé à l’Assemblée législative. Dans un délai de 10 jours après le dépôt du rapport, le gouvernement présentera un projet de loi pour la mise en œuvre des recommandations formulées dans le rapport.